Mohamed Ali * Box * USA * Le Petit Journal

ENERO 18, 2012 

18.01.12 
Mohamed Ali a fêté hier ses 70 ans. Celui qui s’est autoproclamé “the greatest” (le plus grand) a lâché ses gants de boxe à la fin d’une carrière phénoménale. Un dernier combat subsiste cependant pour ce militant des droits afro-américains : sa maladie de Parkinson 

Il danse comme un papillon et pique comme une abeille. Mohamed Ali (photo AFP), 70 ans, très affaibli par une maladie de Parkinson diagnostiquée en 1984, n’a rien perdu de son aura. Samedi dernier au centre Mohamed Ali dans sa ville de naissance, Louisville (Kentucky), des centaines de personnes étaient venues lui souhaiter un joyeux 70e anniversaire. Ce dîner pour lequel les convives avaient déboursé 1.000 dollars a marqué le début de sept jours de festivités organisés pour célébrer la naissance du champion le 17 janvier 1942. ”Son courage, sa gentillesse et son charisme les inspirent. Il a un contact spécial avec le peuple. Même des adultes pleurent quand ils le voient”, déclare Jeanie Kahnke, la porte-parole du Centre.

Le plus grand
Cassius Clay, qui a pris le nom de Mohamed Ali en 1964 suite à sa conversion à l’Islam, est un champion atypique. Grande gueule, vantard, têtu, le boxeur aux trois titres de champion du monde était son meilleur supporteur. “I am the greatest” (je suis le plus grand), n’hésitait-il pas à crier haut et fort. A l’âge de 22 ans, peu connu, il parvient à décrocher son premier titre de champion du monde poids lourd. “C’était un combat très attendu. Il était opposé à Sonny Liston, qui était quelqu’un de très féroce, très craint sur le ring. Et voilà qu’arrive ce jeune Ali, qui récitait de la poésie, qui criait contre tout le monde. Tout le monde voulait voir le match”, se rappelle Bruce Silverglade, propriétaire de la Gleason’s Gym à Brooklyn. Sa carrière n’a jamais démenti les éloges qu’il se faisait : 56 victoires (dont 37 par KO) et seulement 5 défaites. 


Un champion de convictions

Si on se souvient de combats d’anthologie contre Sonny Liston, George Foreman ou (et surtout) Joe Frazier, ses batailles se faisaient aussi en dehors du ring. Ses prises de position et colères ont fait sa légende. De retour des Jeux Olympiques de Rome, en 1960, avec une médaille d’or, Cassius Clay se voit interdire de manger dans un restaurant de Louisville sous prétexte qu’il est noir. De rage, il jette sa médaille dans la rivière Ohio. En 1966, Mohamed Ali refuse d’aller se battre au Vietnam, ses titres lui sont alors confisqués.“Pourquoi irai-je combattre les Vietnamiens ? Eux ne m’ont jamais traité de négro”, avait-il déclaré. Impliqué, en pleine ségrégation, pour les droits des Afro-américains, ce génie du noble art s’est aussi beaucoup investi dans l’insertion des jeunes par la boxe et la sensibilisation à la religion musulmane. “Ali représente une icône mondiale qui a touché la vie de millions de gens”, affirme ainsi Jeanie Kahnke.

Si sa maladie de Parkinson a affaibli son physique, son mental reste fort. Sa fille Rasheda l’a confirmé à l’Equipe Mag : “Je ne sais pas ce qu’il ressentait à l’intérieur mais, dans les faits, il n’a jamais exprimé une quelconque forme d’accablement, je ne l’ai jamais entendu dire : “Pourquoi moi?”. Il met en avant son nom pour aider d’autres familles qui luttent contre cette maladie. Pour, malgré tout, continuer d’user de son influence. Et de sa magie”. Bon anniversaire Mister Ali. 
Damien Bouhours (www.lepetitjournal.com) mercredi 18 janvier 2012

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MOHAMED ALI – 70 ans pour le “plus grand” * USA
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